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Al-Akhfach al-Awsat – الأَخْفَشُ الأَوْسَط (ت : 215 H)

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Identité et origine

Al-Akhfach al-Awsat est l’un des grands grammairiens de l’école de Bassora. Il fut l’élève le plus savant de Sibawayh, et c’est par lui qu’a été transmis al-Kitab de Sibawayh à toutes les générations suivantes.

  • Nom complet : Said ibn Massada
  • Kunya : Abou al-Hassan
  • Origine : affranchi (mawla) des Banou Moujachi ; originaire de Balkh, puis établi à Bassora, d’où sa nisba al-Balkhi al-Basri al-Moujachii
  • Autre surnom : al-Rawiya (le grand transmetteur)

Les trois « Akhfach »

Trois grammairiens ont porté le nom d’al-Akhfach, et ce sont les trois plus connus :

  • al-Akhfach al-Akbar (l’Ancien) : Abd al-Hamid Abou al-Khattab al-Basri, le savant de Sibawayh
  • al-Akhfach al-Awsat (le Moyen) : Said ibn Massada — celui dont il est question ici
  • al-Akhfach al-Asghar (le Cadet) : Ali ibn Soulayman ibn al-Fadl

Le mot akhfach désigne à l’origine une faiblesse de la vue.

Ses savants et ses élèves

  • Ses savants : al-Khalil ibn Ahmad, puis Sibawayh, auprès de qui il resta jusqu’à exceller — bien qu’il fût plus âgé que lui ; il rapporta aussi d’al-Kalbi et de Hicham ibn Ourwa.
  • Ses élèves : Abou Omar al-Jarmi, Abou Outhman al-Mazini, Abou Hatim al-Sijistani et al-Kisai.

Sa place et son rang

Said ibn Massada était l’un des imams des grammairiens de Bassora, et le plus savant de tous ceux qui étudièrent auprès de Sibawayh. Surtout, il fut le chemin par lequel al-Kitab de Sibawayh est parvenu jusqu’à nous : personne ne l’avait lu devant Sibawayh, et Sibawayh ne l’avait lu devant personne. Ce n’est qu’après la mort de Sibawayh que al-Kitab fut lu devant al-Akhfach — notamment par Abou Omar al-Jarmi et Abou Outhman al-Mazini. Toutes les chaînes de transmission de al-Kitab remontent donc à lui.

Al-Moubarrad disait : « Al-Akhfach était le plus savant des gens en science du discours (kalam) et le plus habile dans la dialectique. » Thalab le préférait aux autres et disait de lui qu’il était « le plus vaste des gens en savoir ».

On rapporte aussi qu’il ajouta à la métrique le seizième mètre qui manquait aux quinze d’al-Khalil, et qu’il le nomma al-khabab (aussi appelé al-moutadarik).

Il raconta lui-même une parole restée célèbre sur son rapport à Sibawayh : « Je m’asseyais auprès de Sibawayh, et il était plus savant que moi ; mais aujourd’hui, je suis plus savant que lui. »

Ses œuvres

Al-Akhfach laissa de nombreux ouvrages, parmi lesquels : Tafsir maani al-Quran, Sharh abyat al-maani, al-Mulouk wa al-Qawafi (les rois et les rimes), al-Kitab al-Awsat et al-Tasrif (la morphologie).

Sa mort

Al-Akhfach mourut en l’an 215 de l’hégire (certains disent 210, 211 ou 212).


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